Thème de la première soirée sur France 3, lundi 29 janvier : Quelles valeurs pour la France ?
Ce fut un débat où seulement quatre partis furent invités. Quid de la représentativité des forces politiques !
La parole soi-disant aux citoyens Audrey Pulvar animait le débat. A ses côtés, Jean-Michel Blier, chef du service politique, apportait son expertise.
L’Objectif était de confronter le discours des candidats à la réalité. Désolé mais les politiciens sont restés dans leur discours dogmatique.
Les thèmes abordés étaient les suivants : • La famille: l'autorité parentale en question, les nouvelles co-parentalités • L'égalité des chance: l'école, le racisme, la discrimination • La laïcité: le communautarisme, la place de la religion dans notre société • L'ordre républicain: police, justice, prison • L'Immigration: comment la contrôler en respectant les droits de l'homme ?
Je ne suis pas allé jusqu’au bout de l’émission car je travaillais tôt le lendemain. Malgré tout, le débat a semblé être mal mené. Exemple : une question était posée par les invités civils. Sur les quatre invités politiques, seuls deux au maximum ont pu répondre à chaque fois. Une autre question était alors posée. Les deux autres invités politiques étaient ainsi obligés de répondre à la dernière question alors qu’ils n’ont pas pu répondre à la question initiale. D’où une impression de flou artistique.8
Les invités politiques
Jean-Christophe LAGARDE, le bayroutiste gentil . député-maire UDF de Drancy Julien DRAY, plutôt gauche sociale que gauche royaliste… porte-parole du PS
Patrick DEVEDJIAN, le plus grand bonimenteur de la soirée. Je promets tout. conseiller de Nicolas Sarkozy
Marine LE PEN, dangereuse, aussi caricaturale que son père. vice-présidente du Front national
Les invités de la société civile
Quatre invités dont un proviseur, présenté comme un saint-bernard de l’éducation nationale.
Jean-Marie LOVICHI 59 ans. Proviseur. En poste depuis 18 mois au collège Alco de Montpellier. Collège pilote qui pratique la mixité sociale au croisement de 3 quartiers résidentiels et sensibles. La mixité sociale c’est son combat : les élèves doivent être mélangés et doivent réussir ensemble. Son expérience est intéressante mais le reportage paraissait un peu trop idyllique. Exemple : il demande devant la caméra à des jeunes de ramasser quelques papiers dans la cour. C’est amusant mais quelqu’un d’autre que lui ou même cette personne sans caméra se serait fait rembarré. De plus, il est apparu laxiste. Un élève insulte d’une manière raciste et agresse une autre élève à la sortie. Après l’avoir menacé d’un conseil de discipline, il va voir le soir les associations et miracle le gamin n’est pas inquiété moyennant sa présence aux devoirs le soir. Désolé mais c’est typique « flan » . Je ne donne pas deux semaines avant que le gamin n’aille plus à son aide scolaire. Cela a donné de l’eau à moudre pour la fasciste de service, Marine Lepen qui a déblatéré sur mai 1968 et qui a n’a rien proposé. Son leitmotiv : « C’est la faute des étrangers » et « Il faut restaurer l’autorité de l’enseignant ». Le premier argument est raciste, on a l’habitude. Le deuxième est un constat mais comment faire : avec une cravache et des bottes !?
Sept Français étaient invités à réagir et à poser des questions. Trois m’ont paru intéressants.
A Caen Mohamed DIAKHABI. 43 ans, père de famille franco-sénégalais (4 enfants), agent de sécurité à Evreux. Il vit dans le quartier de la Madeleine. A suivi des études de gestion-comptabilité( bac + 4).
Désolé, je n’ai rien contre lui mais je n’ai pas trop compris le sens de ses questions. Il jouait les personnes indignées mais son argumentaire tournait dans le vide.
. A Lille Sylvain BREUZARD 42 ans, PDG de Norsys à Ennevelin (banlieue lilloise). Se lance dans l’aventure de la création d’entreprise avec objectif « créer un nouveau modèle d’entreprise »
C’était le soir des caricatures : « Il faut abaisser les charges sociales ». Cette proposition est connue. Julien Dray s’est planté sur toute la ligne en répondant sur le respect du code du travail. Il a passé pour la gauchiste de service. Il aurait pu tout aussi bien dire : « Le patronat, voilà l’ennemi ». Il aurait fallu répondre comme un bon politicien qui ne veut pas se mouiller : « Il faut aider les petites entreprises et moins aider les grandes entreprises ». Jean-Christophe Lagarde, lui, l’avait compris ». Quand à Patrick Devedjan, pour lui, c’était du caviar et en bon démagogue, il a tout promis comme dans tout le reste de l’émission.
A Rennes Thibault BOYER (étudiant).
A eu raison d’interpeller les politiques sur les manques de moyen des étudiants mais peut-on réellement avoir les moyens d’entretenir tous les étudiants de France ? Soyons sérieux. Malheureusement Thibault a passé pour ce qu’il n’était pas : une personne caricaturale et un branleur. De son côté, Mr Devedjan a oublié de préciser qu’avant il était possible de travailler dans les établissements scolaires comme surveillant en faisant 20 heures pour être payer au smic, maintenant c’est 35 heures et il y a mise en concurrence avec les autres personnes : merci Raffarin et la droite. Un bel exemple d’égalité des chances !…
Résultat des courses :
- Les fascistes arguent toujours des mêmes arguments et se plaignent du traitement dont ils ont fait l’objet. Il faut dire que c’est normal que Marine se soit fait « grondée» par Jean-Baptiste car elle ne respecte pas les principes démocratiques de « Liberté, Egalité, Fraternité » puisqu’elle prône des différences de traitements entre habitants d’un même pays.
- Julien Dray n’a convaincu personne : Ségolène n’est pas du même monde que les électeurs qu’elle ait censée représentée.
- Jean-Baptiste a été celui qui s’en est le mieux sorti. Dommage qu’il n’ait pas mis une baffe à Marine, ça aurait été beaucoup plus drôle et salvateur. Il devrait s’inspirer de son mentor (les baffes il s’y connaît).
- Patrick Devedjan l’a joué démago à souhait en bon toutou à son maître, promettant tout à tout le monde. On se serait cru en 1995 lorsque Sarkosy en faisait de même pour Balladur. Du grand cynisme.
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